ALLEE PERE LACHAISE

Le thème souterrain du roman est la mise en scène de la mort. Nicolas, le personnage principale connaît "une petite mort" quand son père ne s'occupe plus de lui car il vit en Italie. Une partie de lui-même meurt également quand sa mère périt dans un accident de voiture. Etudiant dans un lycee privée aux hauts murs, Nicolas ne trouve d'issue à son angoisse qu'une violente envie de mourir. Il pourrait réussir son suicide mais sur sa route apparaî une jeune fille qui le conduit à une Anglaise. Et cette Anglaise le conduit à la Fondation Germaine Million; Là, il fait face à ceux qui sont morts au fil du temps et il le fait de bien étrange manière...

Avant d'entrer plus avant dans ce sujet, je voudrais évoquer quelques mises en scène de la mort et pour ce faire, j'évoquerai le cimetière du Père-Lachaise...Difficile en effet de trouver ailleurs autant de théâtralité.  

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Loin de moi l'idée de faire un historique de ce cimetière puisque, de toute façon, il n'apparaît pas dans le roman. Pour y être allée plusieurs fois, je suis sensible à la statuaire de certaines tombes, souvent très affirmatives et parfois outrancières. Assurèment, ces morts prennent leur temps et aiment la pose. Inscrits dans l'éternité, ils ne cessent de se montrer à nous, de nous interpeller et c'est là, je crois, un lien possible entre le très réel et très concret cimetière parisien et la fictive Fondation de Lourmarin. Dans cet Autel des morts, les défunts qui sont entrés en contact avec des blessés de la vie qui ont besoin de leur histoire, revivent littéralement...Il faut pour cela, leur installer une Loge dans laquelle on aura bien pris soin de poser ça et là des objets personnels du Mort. Et celui-ci, quand un lien fort sera établi avec "le demandeur", viendra....