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3 Un chat bavard.

Louise, en vacances à Paris, visite le cimetière du Père Lachaise et s'arrête devant la tombe de George Rodenbach, un écrivain inconnu d'elle...

Après avoir été très cartésienne, je décidai de me laisser aller. En allant ça et là, sans chercher d'autres tombes célèbres, je ferai d'intéressantes découvertes. Je ne me trompai pas. Ce cimetière était une merveille ! On pouvait sans cesse y être surpris. Je déambulai donc et finis par découvrir cette tombe :

Un homme qui va se laisser glisser dans la nuit de l'éternité, tend la main et celle-ci tient une rose. Il s'agit de George Rodenbach, romancier belge dont le m'avouais ne rien savoir. Il avait une épitaphe qui me fit le trouver bien solitaire : « Seigneur, accorde-moi cet espoir de revivre dans la mélancolique éternité du livre ». Ignorante de lui, j'ouvris mon téléphone portable, après avoir fait les photos d'usage. Né à Tournai, il avait vécu en Belgique et en France où il avait côtoyé les Symbolistes, Stéphane Mallarmé en tête. Ami d'Octave Mirbeau et de Maurice Maeterlinck, il avait été l'ami d'enfance d’Émile Verhaeren. En 1892, était paru en feuilleton, dans le Figaro, un de ses romans, « Bruges la morte ». Je pensais aussitôt à Fernand Khnopff mais c'était assez logique car ils avaient collaboré, le peintre belge faisant le frontispice de l'édition du roman. Ce monsieur avait donc eu du renom de son vivant mais à priori, le temps était injuste à l'égard de Rodenbach dont la vie s'était terminée à quarante-trois ans, en 1898. Je ne devais pas être la seule à chercher des informations sur lui et à me demander quels liens établir entre cette tombe grandiloquente et la vie de celui qui y était enterrée. Il devait avoir une esthétique symbolique encore que le réalisme ne manquait pas dans cette sculpture. Je devais voir ça de plus près...