laetitia

Louise est venue à Paris avec son mari, car elle veut recoller les moceaux. Son mariage traverse une phase délicate...

Ce séjour à Paris, c'est lui qui en a eu envie. Sachant quelle orientation il allait lui donner (Voyons Laure, tu sais que cette semaine-là, il y aura beaucoup de manifestation sportive à Paris...), j'ai demandé à négocier certaines visites. Toulon, c'est loin de la capitale, alors autant que chacun puisse y trouver son compte, quitte à faire des visites séparées. Il a commencé par dire non argumentant qu'on était mariés et puis, il a dit oui. Il s'est douté qu'un dimanche au Parc des princes ne me comblerait pas de joie. Il m'a consultée pour les hôtels et on a réussi à se mettre d'accord. Au début, nous serions dans le premier arrondissement puis nous irions dans le quinzième. J'ai objecté que le cimetière du Père Lachaise se trouvait dans le onzième et qu'à ce compte-là, j'étais lésée. Bon, il a fallu batailler mais finalement, il a cédé, en profitant d'ailleurs pour allonger la durée du séjour. Finalement, on resterait deux semaines. Il faisait « tourner » un restaurant depuis pas mal de temps sans quasiment prendre de vacances, mon Bruno, et il était juste qu'il se délasse. Et puis Paris ! J'imaginais déjà combien de magasins de sport il allait sinon dévaliser du moins parcourir, les courts de tennis qu'il découvrirait, les piscines chauffées (on était en février) dans lesquelles il ferait des longueurs, sans parler de tout ce qu'il pourrait trouver de « stimulant » comme emprunter les escaliers pour aller au sommet de la tour Eiffel ou aller au sommet de la tour Montparnasse en évacuant le plus possible l'ascenseur. Je dois dire tout de même que je tenais le coup sans récrimination, ce qui, dans mon cas, était estimable. Je « faisais des efforts », marchant avec lui autant que je pouvais et nageant avec lui.