BOSCHHHHHHHHHHHHH

De retour dans l'étrange villa où l'ont conduit Fiastre et madame Larroque-Daubigny, Agnès refuse de leur obéir alors qu'elle pourrait passer du côté des tortionnaires...

Tous deux s’approchèrent de moi. Madame Larroque –Daubigny se plaça entre mes jambes et s’assit sur un tabouret tandis que Mattéo se plaçait à hauteur de ma tête. Il prit son membre dans sa main et me le présenta. Je ne cessais de le regarder, ce qui je pense les amusait tous deux mais la femme me parla, reprenant l'avantage :

-Tu m’appelles « Maîtresse », et tu ne parles que quand je t’y invite. Tu jouis quand je le décide.

-Je ne veux pas jouir par vous !

-Qui décide de cela ?

Elle commença d’abord à inspecter mes grandes et mes petites lèvres et elle m’introduisit un doigt puis deux puis trois dans le vagin. C’était étrange et très déplaisant mais je restais muette, craignant son courroux. Retirant ses doigts, elle se mit à me lécher. Autrefois, dans cette même villa, je l’avais été maintes fois par un homme et y avais trouvé grand plaisir mais je ne pensais pas arriver jamais au plaisir avec une femme, surtout elle ! Toutefois, je devais reconnaître que cette femme, sans doute parce qu’elle connaissait toutes les ressources d’une personne de son sexe, se montrait très adroite. Les yeux rivés sur le membre de Mattéo, je commençai à me laisser aller puis je le pris en bouche, à sa demande, et me livrai à d'adroites caresses buccales. Accélérant le rythme, ma geôlière augmenta mon plaisir en me doigtant de nouveau et me donna bientôt l’ordre de me libérer. Incapable de lui résister, je jouis violemment tandis que sa langue adroite m’entraînait à tout donner. En même temps que je criais, Mattéo, que j'avais excité autant que je le pouvais, se libéra et éjacula dans mes cheveux. Après m’avoir laissé un moment de répit, ils me prirent l'un après l'autre, elle avec un gode-ceinture. Comme je n'opposai aucune résistance, criais de plaisir et me remettais lentement, ma geôlière fut mordante.

-Comme tu jouis Donnelle !

-C'est que je...

-Tu aimes ça ? Ce n'est pas une surprise...En somme, tu veux rester parmi nous ! C'est très possible, ça, Donnelle mais ça n'aura qu'un temps. Ensuite, tu devras changer de rôle et là, ce sera une autre histoire.

Incapable de lui répondre quoi que ce soit, j'entendis Matteo l'interroger.

-J'organise quelque chose pour demain ?

-Pour qu'on la prenne à la chaîne ? Oui, ce serait bien mais il n'y en pas qui traînent dans les parages ? On pourrait faire quelque chose maintenant !

-Si madame ? Raféu est disponible et Steve l'est aussi. Les garçons suisses, non, je ne crois pas. En ce qui concerne les femmes, je peux faire venir Arlette.

-Oui, va les chercher.

Il le fit et ils usèrent de moi, me léchant, me pénétrant, mettant en moi des objets...Ils me crachais dessus et m'insultais tout en veillant bien à me faire jouir...

Madame Larroque-Daubigny commentait :

-Ah mais celle-là ! Elle a servi à beaucoup  et pensais que c'était fini. Ces femmes qui ont de hautes aspirations me feront toujours rire ! Regarde celle-là avec son livre religieux et son public ! Une vraie truie...Elle n'est en rien différente de ces femelles de cinquante ans qui ne pensent qu'à coucher ! Vraiment, il y a une race inférieure.

-Certainement, madame.

-Raféu, tu en penses quoi ?

-Je suis de votre avis, madame. Elle n'est qu'un trou. Le soucis c'est qu'elle n'est pas jeune.

-Oui mais elle est amusante. Il faut la garder au chaud. Qu'elle mange bien, qu'elle se remplume. On refera une séance tous ensemble et ensuite elle continuera son apprentissage. Ce serait bien dans quelques temps de voir comment elle nous dresse ces jeunes gens si fragiles !

-Oui, madame.

-Et toi, qu'est-ce que tu as à dire ?

-Rien. Je ne ferai rien de ce que vous me dites.

Une série de gifles plus tard, j'utilisai le mot « maîtresse », ce qui les remplit d'aise. Je les regardais tous, l'homme à tout faire et le majordome, la femme maigre et l'anglais stylé. Ils avaient tous usé de moi. J'étais épuisé. On m'emporta.

Quelques jours plus tard, en meilleure physique, on me ramena dans la salle. Ils étaient tous là, cette fois, sauf les deux frères. Ils se succédèrent avant de passer dans une autre pièce car à priori, nous étions deux. Je les reconnaissais, la Suissesse et ses fils, le metteur en scène, la femme maigre, l'anglais et son amant et bien sûr les deux domestiques...Les deux frères, par contre, ne faisaient pas partie du lot et on me gifla quand je tentai de connaître le motif de leur absence...

 

BBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBOSCH

Entre les séances, on me faisait regagner ma chambre toute blanche et Matteo s'occupait de moi, me douchant, m'aidant à me nourrir, m'allongeant sur le lit étroit et remontant le drap sur moi. A ces moments-là, dans cet accoutrement que portaient aussi les autres hommes de la maison, il cessait pour moi d'être sexuel. Ses gestes, sans être affectueux, n'étaient pas secs et ses regards dépourvus de la cruauté inflexible qu'avaient les autres. Je voyais bien que je le surprenais. Il me trouvait étonnamment passive. Pourquoi est-ce que je pensais à rien ? Pourquoi est-ce que j'acceptais cela ? Moi, j'avais la réponse mais me gardais de la lui donner. Je savais qu'on me mettrait pas en bas et je voulais y aller...De victime, on voulait faire de moi une tortionnaire. Jamais je n'accepterais. Devant mon acharnement à refuser de malmener qui que ce soit, on devrait théoriquement me supprimer mais quelque chose me disait que ce serait risqué de le faire...

Je ne mis à lancer des propositions de rachat de victimes en augmentant les sommes et ceci, quand je me trouvais face à mes bourreaux. Bien sûr, ils riaient et continuaient leurs sévices sur moi comme sur d'autres mais je restais stoïque au fond tout en souffrant beaucoup physiquement et moralement...Pendant cette étrange période, je n'eus plus de relations personnelles avec quiconque sauf avec cet Italien qui restait parfois assis sur mon lit au delà de ce qui était permis. Lui qui était depuis très longtemps donné au mal pouvait-il être touché par l'horreur de sa conduite et l'ignominie de celle des autres ? Cela peut paraître naïf mais j'y croyais...

-Tu ne veux vraiment pas dresser ?

-Non.

-Il suffit juste de leur apprendre à baiser. Rien de sorcier.

-Non.

-Quelques coups de canes, de fouet, de cravache ! Enfin, Agnès, tu vois bien qu'on ne les abîme pas tant que cela ! Il faut bien qu'ils nous servent !

-Non.

-En bas, tu sais...

-N'insiste pas, je veux y aller...

-Mais les racheter ! Pourquoi ? Pourquoi tu veux faire ça ?

-Ne peux-tu pas comprendre du tout ?

-Non.

-Je crois que si mais ça changerait trop la donne pour toi...

Et je ne me trompais pas, il le savait. Seulement il était très servile et étouffait vite en lui ces éclats d'humanité qu'il avait parfois...Il essayait encore de me montrer sa méchanceté, pourtant :

-Moi, être bon ? Souviens-toi de ce cierge que je t'avais donné...Je ne pouvais pas savoir que tu serais aussi bien accueillie à ton arrivée en Hongrie, je t'assure , sinon, tu n'aurais pas fait tout ça...

Pourquoi pensais-je qu'un lien secret existait entre nous, loin de toute cette saleté ? Je savais que je ne faisais pas erreur et sachant qu'il ne changerait pas, j'espérais être la seule à saisir cette étincelle...