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Jadis, Agnès a servi dans une villa de plaisir qu'elle retrouve. D'étranges cérémonies s'y déroulent toujours et elle y est conviée...

Je me retournai : c'était Jacques-Hennri Fiastre. Petit et replet, il était d'une laideur et d'une veulerie saisissante malgré la qualité de son costume, de sa chemise et de son costume. Il me fixait d'un regard froid.

-Il n'y a personne en bas ?

-Tu veux dire ici ? Tu t'attendais à une réception de bienvenue ?

-Il y avait toujours un peu de monde au ré de chaussée...

-Eh bien, tout change ! Maintenant, ça se passe massivement au premier pour ceux et celles qui ont une certaine chanson à apprendre ! Et pour les autres...Ah, tu ne savais qu'il y avait des sous-sols fort pratiques ? On les a aménagés et désormais ils sont insonores. C'est pour eux, ceux que nous ramènent nos rabatteurs, des rien à perdre qui se croient très fort mais aussi des sans papiers, des sans famille, des sans rien dont tout le monde se fout. Au début, on les met tous ici mais tu n'as pas choisi le bon jour ! ils pensent qu'ils sont en colonie de vacances car ils bouffent bien, se prélassent dans les salons que tu viens de traverser et se promènent dans le parc. On leur demande même de se laver et ils le font pour moins puer Une fois qu'on leur a piqué tous leurs effets personnels, la fête commence. Les jeunes à condition qu'ils ne soient pas trop mal vont en haut faire joujou comme toi, tu as pu le faire, tu me suis...Les autres vont directement en bas et dans les dépendances qui, elles-aussi, ont été aménagées. Évidemment, ils ne sont pas très contents au bout de quelques jours parce qu'ils comprennent. On en met certains en cage et on les nourrit à peine, on en empêche sans arrêt de dormir d'autres, on les bat mais sans les tuer parce qu'il faut que ça dure...De temps en temps, il y a un qui meurt. On transporte son corps à des kilomètres d'ici et on le retrouve dans une décharge. La police essaie bien de s'y mettre mais il y a déjà longtemps que ces gens-là sont hors circuit. Obtenir des renseignements sur eux est un casse-tête...

-Combien y en a-t'il ici ?

-Tu es venue m’interviewer Donnelle ?

-Non.

-Parfait. Les condamnés au bordel, je dirais une vingtaine et ceux qui finissent leur existence de rat, je dirais pareil. Tu sais qu'au début, malgré les traitements qu'on leur fait subir, ils font encore la fine bouche, ces dégénérés ! Au bout de quelques semaines de traitement spécial, ils ont vraiment changé d'attitude. On leur ferait presque manger leur merde, c'est dire...

Je ne répondis rien et Fiastre me détailla. Je portais un tailleur pantalon beige, un chemisier rouge et des bottines. C'était une tenue pratique et sage qui, manifestement, l'amusait. Je n'étais adéquate...

-Tu sais ce qui t'attend, Donnelle ?

-Oui.

Tous deux s’approchèrent de moi. Madame Larroque –Daubigny se plaça entre mes jambes et s’assit sur un tabouret tandis que Mattéo se plaçait à hauteur de ma tête. Il prit son membre dans sa main et me le présenta. Je ne cessais de le regarder, ce qui je pense les amusait tous deux mais la femme me parla, reprenant l'avantage :

-Tu m’appelles « Maîtresse », et tu ne parles que quand je t’y invite. Tu jouis quand je le décide.

-Je ne veux pas jouir par vous !

-Qui décide de cela ?

Elle commença d’abord à inspecter mes grandes et mes petites lèvres et elle m’introduisit un doigt puis deux puis trois dans le vagin. C’était étrange et très déplaisant mais je restais muette, craignant son courroux. Retirant ses doigts, elle se mit à me lécher. Autrefois, dans cette même villa, je l’avais été maintes fois par un homme et y avais trouvé grand plaisir mais je ne pensais pas arriver jamais au plaisir avec une femme, surtout elle ! Toutefois, je devais reconnaître que cette femme, sans doute parce qu’elle connaissait toutes les ressources d’une personne de son sexe, se montrait très adroite. Les yeux rivés au membre de Mattéo, je commençais à me laisser aller puis je le pris en bouche, à sa demande, et me livrai à d'adroites caresses buccales. Accélérant le rythme, ma geôlière augmenta mon plaisir en me doigtant de nouveau et me donna bientôt l’ordre de me libérer. Incapable de lui résister, je jouis violemment tandis que sa langue adroite m’entraînait à tout donner. En même temps que je criais, Mattéo, que j'avais excité autant que je le pouvais, se libéra et éjacula dans mes cheveux. Après m’avoir laissé un moment de répit, ils me prirent l'un après l'autre, elle avec un gode-ceinture. Comme je n'opposai aucune résistance, criais de plaisir et me remettais lentement, ma geôlière fut mordante.

-En somme, tu veux rester parmi nous ! C'est très possible, ça, Donnelle mais ça n'aura qu'un temps. Ensuite, tu devras changer de rôle et là, ce sera une autre histoire.

Incapable de lui répondre quoi que ce soit, j'entendis Mattéo l'interroger.

-J'organise quelque chose pour demain ?

-Pour qu'on la prenne à la chaîne ? Oui, ce serait bien mais il n'y en pas qui traînent dans les parages ? On pourrait faire quelque chose maintenant !

-Si madame ? Raféu est disponible et Steve l'est aussi. Les garçons suisses, non, je ne crois pas. En ce qui concerne les femmes, je peux faire venir Arlette.

-Oui, va les chercher.

Il le fit et ils usèrent de moi, me léchant, me pénétrant, mettant en moi des objets...Ils me crachais dessus et m'insultais tout en veillant bien à me faire jouir...