INSPIRATION

  

-Où est Raféu ?

-Qu’est-ce que ça change ? Il te dira pareil !

-Il me dira quoi ?

-Que les invités arrivent.

-Ah oui, je devrais m’occuper d’eux.

-Ça dépend pour quoi. Les repas, c’est le cuisinier et toutes les activités extérieures, c’est moi. Raféu fait office d’intendant de sorte qu’il gère les femmes de chambre et les extra.

-Oui, je sais mais je suis une sorte de dame de compagnie. Je joue aux cartes, je fais la lecture, j’accompagne en promenade, je promène un petit chien ou deux et j’anime les repas.

Il était impavide.

-Je ne fais pas cela ?

-Si. Tu as reçu tes robes et tes tenues ?

-Oui mais je n’ai pas ouvert les cartons.

-Ah, c’est pour ça, alors.

-Pour ça quoi ?

-Parmi les hommes qui viennent, peu sont jeunes. Il y a deux adolescents et là, on ne peut décemment…Mais les autres, tu peux les accompagner. Et tu verras qu’en suivant bien les instructions données, tu te vêtiras à merveille suivant les moments du jour et de la nuit. Je suis sûre que tu seras vaillante. Je ne peux réellement dire que nous t’avons formée, Raféu et moi car ce serait prétentieux mais disons que nous t’avons mis sur la voie…Du reste, tu verras qu’ils sont bien élevés.

-Et s’il y a des jeunes femmes ?

-Il ne n’y en a pas.

-Alors, juste des femmes.

-Elles ne te concernent pas !

-C’est vous qui…

-Ceci n’est pas de ton registre.

-Mais qu’est-ce que je fais ici ? Hein ? Quel est mon rôle ?

Matteo me fit signe de me taire et sembla s’adresser à une enfant capricieuse. Puis, il me retira mon corsage et mon soutien-gorge et fit rouler les pointes de mes seins entre ses doigts.

-Tu vas poser problème si tu es méchante !

-Je cherche à comprendre !

-Viens.

Seins nus, il me fit changer de pièce et me conduisit dans un petit boudoir plein de petits meubles étranges. L’un d’eux était une sorte de prie-Dieu qui permettait de se mettre à genoux. Une fois qu’on l’était, il fallait introduire chacun de ses seins dans une niche où il se retrouvait sinon compressé du moins serré tandis que chacune de ses mains venait se loger dans une cavité supérieure où elle était retenue prisonnière. Naturellement, il fallait être à genoux et nue. Les chevilles étaient tenues écartées l’une de l’autre par une barre de fer et des liens. Quant à la cambrure naturelle du corps, elle était accentuée. L’écartement que ce dispositif venait à créer concernait non seulement les jambes mais les lobes des fesses qui en conséquence devenaient plus offerts comme l’étaient les conduits intimes qui permettent tout autant les flux intimes que les pratiques sexuelles.