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Agnès croit être venue en Provence pour y mener une vi sage mais après Matteo, le jardinier de la villa, elle a une liaison avec le majordome...

Ce fut alors Raféu que je vis beaucoup. Le cuisinier était arrivé et il fallait lister les menus. Il travaillait avec lui et très sérieusement et ne donnant guère de prise à des conversations autres que professionnelles. Je tentais cependant le mettre sur le chemin du désir en évoquant une fiancée qu’il avait et dont il risquait d’être privé pendant cette période tumultueuse mais cela ne le fit pas plus parler. Je n’eus droit qu’à un haussement d’épaule. Je revins à la charge avec la fameuse chambre et il ne démentit pas sa réfection. C’était une petite pièce qu’on n’utilisait plus depuis longtemps mais qui se révélait utile au bout du compte. Si quelqu’un venait être malade pendant son séjour ou à avoir besoin d’être entouré, je serais juste à côté. Voilà qui mettait un terme à toutes les questions.

Son attitude avait beau être revêche, je le trouvais chaque jour plus désirable et, alors que j’estimais vaine toute tentative de séduction de ma part, il me surprit. Lui-aussi se débrouilla pour être seul avec moi, me prit le bras pour me conduire dans une chambre à l’étage et agit comme cet Italien qu’il disait exécrer. Je me sentis mal à l’aise car jeune et bien fait comme il était, il ne sembla qu’il devait trouver bizarre d’exiger d’une femme de mon âge un tel service sexuel. Mais lui, refusant de vivre le choix qu’il faisait de moi comme une déchéance, me dérouta en se montrant très motivé. Ses mobiles étaient clairs. Il n’y avait pas de sentiments. Alors que Matteo m’avait regardé comme une partenaire sexuelle agréable, lui indiquait une donne bien différente : n’ayant jamais fait l’amour avec une femme de mon âge, il me pensait docile. Trop frustrée, je ne pouvais qu’accéder à ses désirs : il se soulagerait de façon purement organique et me considérais comme un gentil réceptacle. Or, je le surpris. Dès qu’il se fût fiché en moi, je fus obsédée par l’idée que je devais lui plaire. Il y avait, en cette période, des jeunes filles engagées comme extra qui venaient à la journée mais moi, je résidais dans la villa, ce qui était un avantage. Si j’arrivais à lui convenir, il me rejoindrait régulièrement pour me prendre. Me parler ne l’intéressait pas. Je devrais, le plus souvent, relever ma robe ou ma jupe et me cambrer, le laissant me pénétrer…M’estimant aussi pragmatique qu’il était terre à terre, je laissais donc de côté ma vie passée, mes obligations dans cette maison et ce livre que je voulais écrire. Je pensais à cet argent qu’on m’avait fait parvenir et ce faisant, je succombais aux charmes de ce jeune corps, de ce joli visage et à la force d’un vit long et clair qui semblait ne jamais se fatiguer. Le fait qu’il mît autant de temps à débander aurait pu me flatter mais il me gênait. Je jouissais bien plus vite et plus fort qu’avec Matteo mais à chaque fois que je voyais le visage presque enfantin de ce Raféu, mon malaise revenait. Lui ne semblait pas en éprouver le moindre et prenait son plaisir. Cela dura des jours et des jours, dans ma chambre, dans la cuisine, dans la petite pièce. Si je ne m’étais jamais demandé comment empêcher un être de chercher à jouir encore et encore, je le faisais désormais car il était insatiable. Un petit animal qui voulait se faire don d’une obole blanchâtre. Isolé, contraint à ce travail, il avait trouvé le trou dont il avait besoin. Il lui arrivait de se vider sur ma jupe, ma robe ou mon visage. Je n’étais rien. Il était tout. Il déchargeait.  

PRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRovence

Je ne pouvais me plaindre, vraiment pas de petit enfouisseur aux yeux oblongs mais sa frénésie était telle que je fus contente quand il se dit fatigué. Je passais quelques jours tranquilles quand Matteo revint.

-Ils vont arriver, les invités. Et j’ai tout préparé dehors.

-Je sais.

-Combien de fois il t’a eue ?

-Mais qu’est- ce que tu dis ?

-Oh, allez ! Si tu crois que je ne le sais pas ! J’étais très occupé mais je suis revenu.

-Oui ?

-C’est joli ta robe. Tu as une culotte ?

-Non, je ne veux pas recommencer avec toi.

-Comment ça ? Il t’a trop prise !

-Non…

-Oh que si ! Tu as laissé faire ce petit goret et tu es lasse ! Mais non, tu ne l’es pas. C’est autre chose avec moi et tu le sais ! Tu aimais beaucoup ! Bon, viens.