"Pour ceux de la génération précédente qui ont été élevés par des parents rescapés, c’était la monstruosité qu’il ne fallait jamais évoquer", se souvient Dorit, elle-même fille de survivants. "Eux, par contre, en parlaient tout le temps. La nuit, ils faisaient des cauchemars. Ils se réveillaient en hurlant dans leur langue maternelle. Depuis la fin de la guerre, tous ces gens vivent entourés de fantômes", soupire-t-elle.

Extrait 2