horthy

Pendant le seconde guerre, la Hongrie avait un régent, l'amiral Horthy. La position de celui-ci a été ambivalente. Comment le juger

-Horthy abdique ?

-Oui car il n’a pas d’autre choix. Il reste en état d’arrestation en Bavière, où les Américains le retrouvent en 1945. Bien qu’une demande ait été faite par la République fédérale populaire de Yougoslavie, il n’est pas jugé comme criminel de guerre mais est autorisé à partir au Portugal où il mourra de sa bonne mort en 1957, à l’âge de quatre-vingt- neuf ans. Salazar l’a accueilli. Dans ses Mémoires, il explique qu’il n‘a jamais fait confiance à Hitler mais a voulu redonner sa puissance à la Hongrie qui avait été amputée des deux tiers de son territoire par le traité de Traité de Trianon. Son corps a été rapatrié en 1993.

-Comment est-il perçu aujourd’hui ?

-Il n’est pas détesté du tout. L’extrême-droite l’apprécie. Et notez que je ne suis pas d’extrême-gauche.

Je sursautai à ces propos et pour la première fois, il m’adressa un sourire amusé.

-Je vous sois soucieuse et me dois de vous rassurer. La droite modérée respecte Horthy et je fais partie de ceux qui pensent que, dans ces années terribles, il a tenté de redonner à son pays sa grandeur perdue. Je ne suis pour aucun extrême. Certainement, le Régent était plein de contradictions. Il n’appliquait pas les mesures antisémites qui avaient leur pleine mesure dans d’autres pays « amis » du Reich, ce qui fait de lui un homme bon. Il regrettait de ne pas être roi et jouait double jeu, ce qui fait de lui un homme mauvais. Mais il a fini ses jours en exil. Il a vécu dans un pays en dictature où il écrit des Mémoires qui prêtent à la controverse. C’est sûr, ce n’est pas glorieux. Mais je ne parviens pas à mal le juger.

-Vous avez raison, je pense. Ce n’est pas infamant. Et Szalazi…