chagall

J’en eus la mort dans l’âme et me sentis trahie. Les jours qui suivirent, je jouai encore mon rôle d’hôtesse et congratulai les deux frères qui venaient de nous régaler d’un nouveau concert très réussi. Ils furent touchés mais m’observèrent avec sollicitude. Je n’étais pas comme d’habitude.

Un autre événement vint accentuer mon malaise. Je m’aperçus que Raféu voyait la Suissesse dans l’intimité, ce qui en soi ne me regardait pas, mais je compris aussi que celle-ci considérait que j’étais à tout le monde et qu’elle ne faisait là que reprendre une pensée commune. Ce n’était pas le fait de devoir coucher avec beaucoup d’hommes ici qui me gênait car j’étais hors de tout. Mais on riait sous cape et cela ne m’était pas supportable.

Steve me prenait très mal en ricanant, Monsieur Bondel me masturbait régulièrement et je me retrouvai une après-midi à exciter un des jeunes suisses allemands dans un des vestiaires près de la piscine avant de l’aider à me pénétrer. Il était plein d’allant et passionné par l’expérience de sorte que je fus très vite surexcitée et ne pus l’attendre pour jouir. Cela l’intrigua et il continua son exploration avant de se libérer lui-même. Nous le fîmes encore deux fois et il parut vraiment très content. Mais ensuite, il fut condescendant.

A quelque temps de là, je caressai adroitement son tout jeune frère et à la rencontre suivante, comme il l'exigeait, il me pénétra. Je craignis qu 'il ne débrouille mal mais il se montra très performant et attentif à mes conseils. A la différence de son aîné qui estimait qu'une seule rencontre lui avait suffi, ce garçon de quinze ans insista pour recommencer et nous allâmes au lit à plusieurs reprises. Je me sentais responsable de son éducation et me montrai très sérieuse.