PARIS 1940

Il n'y a que des Allemands pour le juger et donc ils le condamnent. Jacques n'a rien dit, jamais donné de nom parce qu'au fond, c'est bien que d'autres sous-officiers tombent à terre pour leurs offenses, parce qu'il faut que par les rues courent ceux qui résistent et qu'il y en ait beaucoup...

Au bout de dix-huit jours, on le condamne à mort. Il sera fusillé.

Au crayon, il écrit une lettre à ses camarades de formation...

Chers copains

J'ai été jugé le 5-12 et condamné à mort, ma grâce a été refusée,je suis exécuté demain matin, on vient de me l'annoncer...

Il ajoute

Ne vous faites pas de bile, je ne m'en fais pas moi-même...

Par ailleurs, il prévient sa famille et donne le tout à l’aumônier.

Il tombe comme un homme droit sait le faire et on dirait qu'il dort.

Je suis fort de mon innocence et je m'en vais la conscience propre. Surtout, ne me pleurez pas trop. J'aurais pu mourir sur le front.

Ses parents ne lui obéiront pas ni tous ceux qui saluent son courage et découvrent sous le masque de l'envahisseur aimable, le vrai visage des conquérants …

Jacques Marie Georges Bonsergent.

Il y a longtemps.

Il y a peu de temps.

Ici et ailleurs.

Hier.