700px-Bundesarchiv_Bild_183-L12792,_Paris,_deutsche_Soldaten_vor_einem_Restaurant

Place de la Trinité, la bande court moins vite mais tout de même. Deux soldats allemands s'interposent. Absence de visage distinct. Jacques a un imperméable qui est la copie de celui d'une jeune marié. Un signalement a déjà été donné. Les soldats s'avancent et frappent aveuglément. Jacques tombe. Terrorisée, Marcelle Dorimont, l'amie du jeune ingénieur, se tient coite. Ils vont l'arrêter, elle-aussi et elle ne pourra nier. Elle était avec la bande, elle connaît la mariée, a vu le soldat allemand et pire, elle sait qui est l'agresseur. Forcément, elle dirait tout. Quelques gifles, des insultes et voilà...Mais c'est Jacques qu'on emmène à l'hôtel Terminus. Et le cœur de Marcelle se serre encore et encore jusqu'à, des années plus tard, la laisser hurlante au cœur des nuits.

Jacques aime la France. Jacques n'aime pas le mensonge. Il dira a l'ennemi qu'il n'a rien fait sinon aider le sous-officier allemand à se relever mais il ne livrera pas le nom de l'agresseur. Parce que c'est comme ça, parce qu'il lui impossible de se plier en ces temps de noirceur à cette parodie de jugement, à cette bassesse qui lui ferait regretter d'être Français et Breton.

 Jacques Marie Georges Bonsergent.