10 mai 2019

RUE DU REPOS. Une famille française dans la guerre.

  Jean-Pierre : années de guerre. Père au STO et mère faisant face. C'est son départ qui a semé la panique ; Vous imaginez une femme seule à Paris -dont elle n'était pas originaire- avec tous ces enfants ! Elle a pris une décision qui lui coûtait mais correspondait au désir de son mari : elle nous a séparés. Mes deux frères et moi sommes partis en Dordogne chez sa sœur aînée et nous avons vécu à la campagne, pas privée d'école, non mais sollicités pour aider à la ferme. Nous nous sommes retrouvés à traire des... [Lire la suite]
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10 mai 2019

RUE DU REPOS. Un adolescent d'après-guerre.

Jean-Pierre : un adolescent dans la France de 1945. La fin de la guerre. Mes frères et moi revenant de Dordogne. Le nouvel appartement de Paris près du Père Lachaise alors que nous avions habité au pied de Montmartre. Mon père, revenu d'Allemagne, fou de joie mais déboussolé. Et dans Paris sillonné cette fois par les armées de la libération, le sentiment que tout allait s'arrangeait puisque nous nous étions tous retrouvés. Robert, mon frère aîné, allait avoir dix-huit ans. Raymond, dix-sept. J'en avais seize et mes sœurs... [Lire la suite]
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10 mai 2019

RUE DU REPOS. La mort du père.

Un premier janvier où on avait mentionné mon anniversaire sans le fêter outre mesure, mon père est sorti faire un tour. Un bus l'a renversé : il est mort sur le coup. C'était un accident bizarre mais il ne serait pas suicidé. Non, pas lui. On en est restés à l'accident. Ils avaient eux-mêmes travaillé très vite et sans doute étaient-ils désemparés. J'entrais dans une sphère de la « connaissance » dont ils s'étaient -bien qu'intelligents- sentis exclus. Malgré cela, il nous fallait rester unis. On avait, se... [Lire la suite]
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10 mai 2019

RUE DU REPOS. Une chambre, rue du Repos.

Après la guerre, Jean-Pierre, dont la famille a éclaté, reste seul à Paris. Il est mélancolique. Et je suis resté là. Et j'ai fait des études de droit. Oui, moi, le fils de pauvres. Et je suis devenu substitut du procureur.... En ces temps d'après-guerre et de reconstruction, il n'était pas toujours simple de trouver un logement à Paris. Je vous ai dit que nous étions dans le vingtième arrondissement. Je suis le seul de ma famille à y être resté. Et quand j'écris cela, je veux signifier que je n'en suis jamais parti, même si... [Lire la suite]
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10 mai 2019

RUE DU REPOS. Une forêt de tombes consolantes.

Après la guerre, un jeune homme, dont la famille a éclaté, trouve une consolation parmi les tombes illustres, au Père Lachaise... Toujours est-il que je me lassais de parcourir Paris à pied et décidai un jour de tourner le dos à mes craintes. J'entrai dans le cimetière et, me servant d'un guide, je cherchais les tombes d'hommes qui, par leur œuvre et leur personnalité, avaient compté pour moi : Eugène Delacroix, Géricault, Camille Pissarro et Chopin. On était fin décembre et la lumière était basse alors que le temps, lui,... [Lire la suite]
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09 mai 2019

RUE DU REPOS. Rencontrer Maria.

    Juste après la guerre, un jeune homme erre solitaire, dans le cimetière du Père Lachaise. Là, contre toute attente, il rencontre Maria, une fille de réfugiés espagnols. Mais là, je fus aidé car je la rencontrai, elle, Maria. La fille de réfugiés espagnols. L'orpheline, la fille d'un notable qui dès le début, s'était opposé à Franco. Maria Cortes, la madrilène. Je cherchais ce jour-là la tombe de Balzac, laquelle était située dans une partie du cimetière que j'avais encore peu explorée. Je la trouvai bien sûr et... [Lire la suite]
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09 mai 2019

RUE DU REPOS. Amoureux après la guerre.

Maria et le narrateur tombent amoureux après la guerre... Elle me montra d'autres tombes, parmi lesquels celle de Proust. L'élégant jeune homme devenu le prisonnier de la chambre de liège. A l'époque, le grand écrivain reposait dans un caveau de famille mais celui-ci ayant fait l'objet d'attaques et de dégradations, son corps fut transféré dans une tombe individuelle. Elle est celle que le promeneur peut voir aujourd'hui. Maria, devant le caveau familial, fut aussi prolixe pour Proust qu'elle l'avait été pour Nerval : Je fus... [Lire la suite]
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09 mai 2019

RUE DU REPOS. Épilogue.

    Au soir de  sa vie, un homme se souvient du bonheur vécue avec une femme... Le grand cimetière nous guérissait de nos manques en nous proposant le défilé des hommes illustres et moins illustres qui voulaient qu'on ne les oublie pas. Le jour, dès que nous le pouvions, seul ou ensemble, nous parcourions le grand musée de la mort. Le soir, nous contemplions une partie du cimetière des fenêtres de notre appartement. Et nous nous sentions moins tourmentés. Plus apaisés. Et puis, il y eut un premier janvier où... [Lire la suite]
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01 mai 2019

LA FEMME DANS LE CERCUEIL. Ouverture.

  N’allez pas me dire que ces choses-là, on les lit dans les livres ou encore qu’on les regarde à la télévision, dans les séries  fantastiques  qui passent et repassent. Non, ne dites pas cela. Parce que moi, Julie Dehemme, j’ai fait la rencontre d’un fantôme de façon tout à fait inattendue ! Comment cela, allez-vous me dire ? Eh bien, suite à des visites dans une bibliothèque municipale ! J’ai emprunté le livre qu’il ne fallait pas, quoi ! Cette histoire est terminée mais croyez-moi, elle me laisse un goût... [Lire la suite]
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01 mai 2019

LA FEMME DANS LE CERCUEIL. Portrait de Julie par elle-même.

  Maintenant, nous avons l’un et l’autre quarante ans. Notre couple tient. Nous avons trois enfants : trois filles. Notre vie est exotique dans le sens où, étant ingénieur agronome, Bertrand s’est spécialisé en agriculture tropicale. Cela impliquait des contrats pour aller ça et là de par le monde. Lui, il s’occupe de riziculture, de plantes tropicales et de renouvellement de méthodes de culture. Ça le passionne. Non pas en tant que philanthrope, plutôt en tant que scientifique. De ce côté-là, il est différent de moi qui... [Lire la suite]
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